vendredi 12 septembre 2008

Retour en Russie, retour dans mon 2eme chez-moi a Samara

Me voici de retour en Russie apres un voyage Samara-Moscou-St Pet-Helsinky-Tallinn-Stockolm-Paris, des virees nocturnes parisiennes, des apres-midi campagnards en Normandie, un week-end breton a la Route du Rock et un aller-retour rapide Paris-Bruxelles.

Autant vous dire que l'etudiante peinarde Caennaise et trimestriellement voyageuse ne tient plus beaucoup en place, enfin pour le moment! Apres les aventures russes, on attend sans cesse de la decouverte et de l'imprevu. A vrai dire, c'est un peu inquietant parfois, aurais-je attrape le virus de la bougeotte? comme beaucoup de mes amis et profs FLE...

Apres avoir vecu le train russe, la neige, le froid, les salades arrosees de mayonnaise, les soupes au chou, les shots de vodka pure, les toasts portes a la sante de tout le monde, la vodka-absinthe (;0), la biere sur la plage de la Volga, les chachliks sur les iles (barbecue), le festival de musique Grouchinsky (le bois coupe a la hache et les feux de camp pour la soupe...), l'attente aux guichets d'une des gares bondees de Moscou, les problemes de communication avec la guichetiere, les 12h de train en place assise Moscou-St-Pet, la vie dans un appart communautaire pendant 3 jours a St-Pet, l'arrivee a Helsinky ville propre, design et vegetarienne... me revoila avec un nouveau regard porte sur cette ville Samara que je commence a bien connaitre.



Du point de vue de la langue, je sens la difference par rapport a l'annee derniere en octobre 2007, meme si je suis bien loin du "Alice, apres un an en Russie tu vas revenir bilingue, c'est trop de la balle". La je dis attention. Attention aux fantasmes de l'immersion.
De une, quand je suis arrivee en octobre je ne parlais pas un mot de russe a part "bonjour, merci, au revoir, je suis francaise, je ne comprends pas, je ne parle pas russe", et je venais d'apprendre seule a dechiffrer et ecrire l'alphabet cyrillique (en majuscules, et pas en attache! toujours pas en attache d'ailleurs...).
De deux, je suis instit dans une ecole francaise et prof de francais langue etrangere a l'Alliance Francaise. Je parle tout le temps francais dans mon travail.
De trois, je voulais un(e) coloc russe, mais je n'ai pas trouve.
Mes potes russes parlent anglais ou francais. Comme l'humain est paresseux, je n'ai pas cherche plus loin.
Je demonte un peu le tableau idyllique de l'immersion en effet, mais faut pas se leurrer.
Le point positif est que l'anglais est tres vite devenu ma bouee de sauvetage et ma seconde langue quotidienne, j'ai beaucoup progresse dans la fluidite.




Cette annee, j'ai decide de reunir les conditions ideales pour progresser en russe:
- parler russe avec mes amis russes (oui oui, ca a l'air tout simple) et pas anglais ou francais, par exemple avec Svetlana qui apprend le francais, nous nous sommes interdit dorenavant de parler anglais. Maintenant c'est russe ou francais. Quand je me mets a parler anglais, elle est tres dure, elle me repond tout naturellement, "mais Alice, pourquoi tu me parles en anglais" ou "no Alice patchimou ti gavarit pa englicki?",
- je travaille dorenavant dans une structure russe. L'ecole francaise est dans les locaux d'une ecole russe, je parle tous les jours avec les employes en russe,
- je prendrai plus de cours de russe et travaillerai plus chez moi (une des choses les plus difficiles, s'avaler des listes de vocabulaire, beurk),
- je regarderai plus la television, les programmes debiles et compagnie.




Et puis rien a voir, mais j'acheterai bien des skis cette annee.

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