En ce mois de septembre pluvieux et frais a Samara, je vais vous raconter mes vacances d'été.
L'année dernière, je suis allée a Moscou en décembre. Ensuite, j'ai commence à prévoir un petit voyage a St-Pétersbourg. Après visionnage de la carte, j'ai remarqué que Helsinky était très proche de St-Pet, Tallinn aussi, et Riga, et je me suis dit que je pouvais faire ce voyage sans problème, qu'il me fallait juste du temps et des couchsurfers, et j'en avais (du temps, oui c'est certain) en juillet et août.
Alors, j'ai commencé à préparer un petit voyage Samara-Moscou-St Pet-Helsinky-Tallinn-Riga. Puis on m'a dit que Tallinn et Riga se ressemblaient beaucoup, et qu'après Tallinn pourquoi pas faire Stockolm, et repartir direct à Paris.
Alors, j'ai commencé à organiser ce petit voyage en prévoyant trois ou quatre jours dans chaque ville et en commençant à envoyer des mails aux couchsurfers des différentes villes.
Cela m'a pris du temps car j'ai eu au début des réponses négatives, car beaucoup étaient en vacances.
Puis, cela s'est mis en place.
Je suis partie le 14 juillet 2008 de Samara a 14h avec Mylene, une amie francaise rencontrée a Samara, en train. Dix-huit heures plus tard, nous étions à Moscou, accueillies chaleureusement à six heures du matin par Sergei mon couchsurfer Moscovite de décembre désormais ami. Cependant, il ne pouvait pas nous accueillir, car il n avait pas de place dans sa chambre universitaire, ses colocs étant tous la. Nous nous mîmes donc en route pour l'appart de Maria, ma nouvelle couchsurfeuse.
Elle avait l'habitude du couchsurfing, accueillait des gens très souvent, et avait beaucoup voyagé grâce a cela, en Amérique du Sud notamment. Elle nous informa d'ailleurs que d'autres couchsurfers allaient arriver et que la télévision moscovite allait venir faire un reportage sur le site internet www.couchsurfing.com.
Dans l'après-midi, mon ami Florent de France est arrivé à Moscou. Nous sommes allées le chercher a une station de métro, point d'arrivee de bus venant de l'aéroport. Armé de sa valise à roulette, il trépignait d'impatience de voir la place Rouge, La Place Rouge était vide, et marchait devant moi Nathalie, elle avait un joli nom mon guide, Nathaaaaliiie..., chanson souvent entonnée pendant le sejour...
Nous y sommes allés, et Florent a émis le meme soupir d'admiration et d'émotion que moi en décembre 2007 quand nous sommes arrivés sur la Place, face à la cathédrale Basile le Bienheureux. La lumière etait intense, la chaleur aussi.
Nous avons ensuite marché a la recherche d'un restau indiqué dans le guide, et après maintes recherches et demandes aux locaux, nous nous sommes apercus qu'il n existait plus. Alors, nous sommes allés dans un autre, sortes de chaînes russes, à l'ancienne, genre cantine soviétique, Stalovaia, mais modernisées. Nous y avons très bien mangé pour pas très cher. (Qui a dit que Moscou était la ville la plus chère du Monde?)
Chez Maria, nous avons rencontré d'autres couchsurfers qui arrivaient au fil des jours, un couple de Français en route pour la Mongolie, un Brésilien et une Polonaise, et un Ouzbeck, a la fin nous étions huit dans la meme chambre, marrant et convivial au début, un peu trop marrant et convivial à la fin, nous nous demandâmes si d'autres personnes allaient arriver, car la chambre d'amis étant pleine, leur lit allait être la banquette de la cuisine.
Notre séjour à Moscou a eu la couleur des ballades sous des températures intenses, arrosées de bières fraîches dans les parcs, suivies de longues siestes, des attentes interminables dans les gares pour acheter des billets de train pour St Pet, des courses folles en tongs et mini jupe sous les averses, des visites d'églises, ou des refoulements a l'entree pour pour tenues vestimentaires non-appropriées, des visites de musées et des longues conversations nocturnes avec Maria et les autres couchsurfers en russe... non en anglais, faut pas rêver.
L'achat de notre billet de train pour St Pet se doit d'être raconté. En arrivant dans une gare russe, vous voyez a l entree un enorme tableau avec des horaires et des numeros de trains. Nous avons donc vu un train qui nous convenait, avons retenu le numero et nous sommes diriges vers les guichets. La gare pour St Pet (a Moscou, il y a plusieurs gares, comme a Paris, en fonction des destinations, de tres belles gares, majestueuses et decorees) etait bondee, des gens partout, des queues aux guichets... Nous avons commence a faire la queue, tout en notent scrupuleusement les horaires de notre train, le numero... Arrives devant le guichet, je me suis decidee a parler, j ai dit le numero de train, l horaire... toute fiere de moi, m attendant a une reponse positive et joviale (reponse joviale=rare chez les guichetieres russes)... apres verifications sur son ordi, elle me repond NIET... (La suite au prochain numero... suspens suspens)
En fait, nous nous étions trompés dans les horaires en regardant sur le panneau à l'entrée de la gare. On avait choisit une horaire St Pet-Moscou et non Moscou-St-Pet. Alors évidemment elle ne comprenait rien à ce qu'on demandait. J'ai commencé à paniquer et à perdre le peu de russe que j'ai.
La guichetière a commencé à s'énerver et à paniquer aussi.
vendredi 19 septembre 2008
vendredi 12 septembre 2008
Retour en Russie, retour dans mon 2eme chez-moi a Samara
Me voici de retour en Russie apres un voyage Samara-Moscou-St Pet-Helsinky-Tallinn-Stockolm-Paris, des virees nocturnes parisiennes, des apres-midi campagnards en Normandie, un week-end breton a la Route du Rock et un aller-retour rapide Paris-Bruxelles.
Autant vous dire que l'etudiante peinarde Caennaise et trimestriellement voyageuse ne tient plus beaucoup en place, enfin pour le moment! Apres les aventures russes, on attend sans cesse de la decouverte et de l'imprevu. A vrai dire, c'est un peu inquietant parfois, aurais-je attrape le virus de la bougeotte? comme beaucoup de mes amis et profs FLE...
Apres avoir vecu le train russe, la neige, le froid, les salades arrosees de mayonnaise, les soupes au chou, les shots de vodka pure, les toasts portes a la sante de tout le monde, la vodka-absinthe (;0), la biere sur la plage de la Volga, les chachliks sur les iles (barbecue), le festival de musique Grouchinsky (le bois coupe a la hache et les feux de camp pour la soupe...), l'attente aux guichets d'une des gares bondees de Moscou, les problemes de communication avec la guichetiere, les 12h de train en place assise Moscou-St-Pet, la vie dans un appart communautaire pendant 3 jours a St-Pet, l'arrivee a Helsinky ville propre, design et vegetarienne... me revoila avec un nouveau regard porte sur cette ville Samara que je commence a bien connaitre.
Du point de vue de la langue, je sens la difference par rapport a l'annee derniere en octobre 2007, meme si je suis bien loin du "Alice, apres un an en Russie tu vas revenir bilingue, c'est trop de la balle". La je dis attention. Attention aux fantasmes de l'immersion.
De une, quand je suis arrivee en octobre je ne parlais pas un mot de russe a part "bonjour, merci, au revoir, je suis francaise, je ne comprends pas, je ne parle pas russe", et je venais d'apprendre seule a dechiffrer et ecrire l'alphabet cyrillique (en majuscules, et pas en attache! toujours pas en attache d'ailleurs...).
De deux, je suis instit dans une ecole francaise et prof de francais langue etrangere a l'Alliance Francaise. Je parle tout le temps francais dans mon travail.
De trois, je voulais un(e) coloc russe, mais je n'ai pas trouve.
Mes potes russes parlent anglais ou francais. Comme l'humain est paresseux, je n'ai pas cherche plus loin.
Je demonte un peu le tableau idyllique de l'immersion en effet, mais faut pas se leurrer.
Le point positif est que l'anglais est tres vite devenu ma bouee de sauvetage et ma seconde langue quotidienne, j'ai beaucoup progresse dans la fluidite.
Cette annee, j'ai decide de reunir les conditions ideales pour progresser en russe:
- parler russe avec mes amis russes (oui oui, ca a l'air tout simple) et pas anglais ou francais, par exemple avec Svetlana qui apprend le francais, nous nous sommes interdit dorenavant de parler anglais. Maintenant c'est russe ou francais. Quand je me mets a parler anglais, elle est tres dure, elle me repond tout naturellement, "mais Alice, pourquoi tu me parles en anglais" ou "no Alice patchimou ti gavarit pa englicki?",
- je travaille dorenavant dans une structure russe. L'ecole francaise est dans les locaux d'une ecole russe, je parle tous les jours avec les employes en russe,
- je prendrai plus de cours de russe et travaillerai plus chez moi (une des choses les plus difficiles, s'avaler des listes de vocabulaire, beurk),
- je regarderai plus la television, les programmes debiles et compagnie.
Et puis rien a voir, mais j'acheterai bien des skis cette annee.
Autant vous dire que l'etudiante peinarde Caennaise et trimestriellement voyageuse ne tient plus beaucoup en place, enfin pour le moment! Apres les aventures russes, on attend sans cesse de la decouverte et de l'imprevu. A vrai dire, c'est un peu inquietant parfois, aurais-je attrape le virus de la bougeotte? comme beaucoup de mes amis et profs FLE...
Apres avoir vecu le train russe, la neige, le froid, les salades arrosees de mayonnaise, les soupes au chou, les shots de vodka pure, les toasts portes a la sante de tout le monde, la vodka-absinthe (;0), la biere sur la plage de la Volga, les chachliks sur les iles (barbecue), le festival de musique Grouchinsky (le bois coupe a la hache et les feux de camp pour la soupe...), l'attente aux guichets d'une des gares bondees de Moscou, les problemes de communication avec la guichetiere, les 12h de train en place assise Moscou-St-Pet, la vie dans un appart communautaire pendant 3 jours a St-Pet, l'arrivee a Helsinky ville propre, design et vegetarienne... me revoila avec un nouveau regard porte sur cette ville Samara que je commence a bien connaitre.
Du point de vue de la langue, je sens la difference par rapport a l'annee derniere en octobre 2007, meme si je suis bien loin du "Alice, apres un an en Russie tu vas revenir bilingue, c'est trop de la balle". La je dis attention. Attention aux fantasmes de l'immersion.
De une, quand je suis arrivee en octobre je ne parlais pas un mot de russe a part "bonjour, merci, au revoir, je suis francaise, je ne comprends pas, je ne parle pas russe", et je venais d'apprendre seule a dechiffrer et ecrire l'alphabet cyrillique (en majuscules, et pas en attache! toujours pas en attache d'ailleurs...).
De deux, je suis instit dans une ecole francaise et prof de francais langue etrangere a l'Alliance Francaise. Je parle tout le temps francais dans mon travail.
De trois, je voulais un(e) coloc russe, mais je n'ai pas trouve.
Mes potes russes parlent anglais ou francais. Comme l'humain est paresseux, je n'ai pas cherche plus loin.
Je demonte un peu le tableau idyllique de l'immersion en effet, mais faut pas se leurrer.
Le point positif est que l'anglais est tres vite devenu ma bouee de sauvetage et ma seconde langue quotidienne, j'ai beaucoup progresse dans la fluidite.
Cette annee, j'ai decide de reunir les conditions ideales pour progresser en russe:
- parler russe avec mes amis russes (oui oui, ca a l'air tout simple) et pas anglais ou francais, par exemple avec Svetlana qui apprend le francais, nous nous sommes interdit dorenavant de parler anglais. Maintenant c'est russe ou francais. Quand je me mets a parler anglais, elle est tres dure, elle me repond tout naturellement, "mais Alice, pourquoi tu me parles en anglais" ou "no Alice patchimou ti gavarit pa englicki?",
- je travaille dorenavant dans une structure russe. L'ecole francaise est dans les locaux d'une ecole russe, je parle tous les jours avec les employes en russe,
- je prendrai plus de cours de russe et travaillerai plus chez moi (une des choses les plus difficiles, s'avaler des listes de vocabulaire, beurk),
- je regarderai plus la television, les programmes debiles et compagnie.
Et puis rien a voir, mais j'acheterai bien des skis cette annee.
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